Un retard affiché maintenant peut être réduit, augmenté ou remplacé quelques minutes plus tard. C’est normal : un flux temps réel transmet un état connu à un instant donné. Pour étudier la fiabilité, il faut donc distinguer ce qui était prévu, ce qui a été signalé et ce qui a finalement été conservé.
Le programme théorique donne la structure
Le GTFS statique décrit les services, les gares, les lignes et les horaires prévus. Il permet notamment de reconstituer l’ordre des arrêts et les terminus d’une circulation. Ce programme est actualisé : un identifiant historique peut ne plus être présent dans le fichier du jour sans que l’observation ancienne ait été perdue.
C’est pourquoi comparer toute une semaine de données au seul programme actuel ne suffit pas à évaluer la qualité de la collecte du jour. L’observatoire distingue le rapprochement courant et le rapprochement historique.
Le direct est une succession d’informations
Les flux GTFS-RT signalent les mises à jour des circulations et les alertes. L’observatoire les relève à intervalles réguliers et conserve les changements reçus. Le direct montre les informations récentes, tandis que l’historique sert à examiner des journées achevées.
Une interruption ou une absence de donnée ne permet pas d’affirmer qu’un train était à l’heure, ni qu’il était annulé. Les informations insuffisantes doivent rester identifiables au lieu d’être remplacées par une valeur rassurante.
Que signifie le dernier retard connu ?
Le retard final utilisé ici est la dernière valeur conservée pour le terminus, ou à défaut pour le dernier arrêt renseigné. Les flux pouvant contenir des prévisions, cette valeur n’est pas une preuve systématique d’arrivée constatée sur le terrain. Cette limite concerne aussi les comparaisons entre services.
Les annulations et les circulations ajoutées sont distinguées. Une circulation ajoutée n’est pas utilisée comme si elle appartenait au programme observé initialement. Une annulation peut affecter la fiabilité sans recevoir de retard statistique.
Un numéro ne suffit pas à identifier le mode
Les données peuvent décrire des services ferroviaires, du rail urbain ou des cars. Le mode est déterminé à partir du champ prévu à cet effet dans le GTFS, pour le même identifiant complet. Le numéro commercial et un nom de ligne ne constituent pas, à eux seuls, une preuve de mode.
Les archives vérifiées servent à documenter des services qui ont disparu du programme actuel. En l’absence de preuve, le mode reste inconnu. Le filtre ferroviaire ne supprime aucune observation brute : il définit seulement le périmètre des statistiques présentées.
Pour interpréter une situation concrète, commence par la fraîcheur des sources, puis consulte l’historique. Pour organiser un voyage ou vérifier une information opérationnelle, reporte-toi également aux canaux du transporteur.